CHAMPIONNAT DEPARTEMENTAL GR
DC/DR/PRE CRIT/PRE FED
LE 8 ET 9 MARS 2008
Le nouveau Code de Pointage en Gymnastique Rythmique, mis en place en janvier 2005, a de nouveau évolué suite aux Championnats du Monde de Baku. Cette compétition a en effet permis de mettre en évidence l’une des principales failles du code : l’abus des difficultés. Malgré une limite fixée à 18, les enchaînements étaient composés de 24 à 29 difficultés. Une présence trop forte qui laissait peu de place à l’artistique.
Pour pallier ces problèmes, le code a été remanié début 2006 et n’autorise désormais que 18 difficultés maximum, dont six au minimum du groupe corporel obligatoire, le tout noté sur 20. Une voie vers la spécialisation par engin comme en Gymnastique Artistique ?
La note des enchaînements comprend comme auparavant l’exécution, l’artistique (nouveau nom de la valeur artistique) et la technique (ancienne valeur technique), chacune sur 10 points. Elle est ensuite calculée de la façon suivante :
Note totale = Exécution + (Artistique+Technique)/2
L’exécution devient ainsi la plus importante note avec des fautes revues à la hausse. Il n’y a en effet plus de fautes à -0.05 pt. Elles sont désormais comprises entre -0.10 et -0.50 pt. Une manière de valoriser les exercices sans erreur plutôt que les exercices à haut niveau technique mais parfois trop imprécis.
Quelques exemples de déduction :
- Perte d’engin
Avec un pas = -0.30 pt
Avec plus d’un pas = -0.50 pt
- Reprise d’engin
Avec un pas = -0.20 pt
Avec plus d’un pas = -0.30 pt
- Fautes de manipulation ou relatives à un élément corporel :
-0.10 pt : maniement incorrect (ballon griffé)
-0.20 pt : buter dans la corde ou petit manque d’élévation pendant un saut
-0.30 pt : nœud dans le ruban avec interruption de l’exercice
-0.50 pt : perte totale d’équilibre avec chute
L’artistique est évaluée à partir de la musique (1 point) et de la chorégraphie (9 points dont 2 pour la composition de base et 7 pour les Caractéristiques Artistiques Particulières ou CAP). Ces CAP doivent être inscrites sur une fiche spéciale avant le passage en compétition et regroupent des éléments de maîtrise, l’utilisation spécifique à l’engin ainsi que des originalités.
Communs à tous les engins, les éléments de maîtrise sont réalisés lors de grands lancers ou de reprises de grands lancers. Chaque élément est valorisé de 0,10 et peut être combiné avec un
autre et réalisé pendant une difficulté (une bonification de 0,10 est alors accordée en plus) lorsqu’il est lancé ou récupéré de la façon suivante :
- Sans les mains
- Hors du champ visuel
- Pendant un élément de rotation
- Pendant un saut
- Au-dessous d’une jambe
- Passage à travers puis lancer
- Au sol
Exemple : lancer sur un tour illusion avec le pied, en arrière, rapporte : 0,10 pt (lancer sans les mains) + 0,10 pt (lancer hors du champ visuel) + 0,10 pt (lancer pendant un élément de rotation) + 0,10 pt (lancer pendant une difficulté) = 0,40 points.
Autres éléments de maîtrise : les grands, moyens et petits lancers et les reprises après un élément ou une combinaison d’éléments dynamiques de rotation :
- Eléments de rotation avec passage au sol : entre 0,10 pt (une rotation) et 0,30 pt (trois rotations et plus) et bonus de 0,10 pt si difficulté ou si lancer des deux engins ;
- Difficultés dynamiques (3 ou plus) avec rotation et sans passage au sol : 0.20 pt pour le lancer, 0.20 pt pour la reprise, 0.10 pt pour la difficulté avec rotation.
Il s’agit de manipulations propres à l’engin. En cas de synchronisation avec une difficulté, elles sont rehaussées de 0.10 pt. Voici quelques exemples:
- Cerceau
- Ballon
- Corde
- Massues
- Ruban
Désormais, un enchaînement doit contenir au maximum 18 difficultés, classées de A (0,10) à J (1 point) et réparties de la manière suivante :
- 6 minimum du groupe corporel obligatoire
- 2 difficultés maximum pour chaque autre groupe corporel
Les groupes corporels obligatoires sont les souplesses au ballon, les équilibres aux massues, les pivots au ruban, les sauts à la corde. Particularité au cerceau puisque tous les groupes doivent être représentés de façon équilibrée.
Exemples de sauts:
- Saut de biche : A
- Manège biche : D
- Saut cosaque : A
- Saut cosaque avec un tour : F
- 3 enjambées successives avec changement du pied d’appel : H
Exemples d'équilibres (deux mouvements techniques doivent être réalisés quel que soit le niveau de la difficulté et non plus un mouvement pour un équilibre A, deux pour un B…):
- Jambe à l’horizontale : B
- Tour lent 180°, jambe à l’horizontale : D
- Tour lent 360°, jambe à l’horizontale : F
- Planche faciale : C
- Planche faciale avec grand écart : E
- Tour lent 360° en grand écart sans aide avec passage en souplesse avec tronc à l’horizontale : J
Exemples de pivots:
- Grand écart latéral avec aide 360° : B
- Grand écart latéral avec aide 720° : D
- Flexion du tronc en arrière, jambe en arabesque 360° : D
- Boucle avec aide, cheville sur l’épaule, puis grand écart, 720°+ : valeur 1.20
Exemples de souplesses:
- Tour lent en grand écart sans aide, 180° : B
- Tour lent à boucle, cuisse en contact avec la tête, 360° : G
- Illusion : A
- Deux illusions : C
- Trois illusions : E
- Quatre illusions : G
Les Ensembles doivent présenter 18 difficultés dont 6 d’échange. Si une gymnaste ne réalise pas la difficulté, celle-ci ne compte plus. A noter enfin qu’aucun groupe corporel n’est obligatoire.
Si certains évoquent l’époque de l’Egypte ancienne pour parler des débuts de la Gymnastique Rythmique, les premières traces de pratique remontent, pour l’ère moderne, au XIXè siècle. Différentes méthodes de gymnastique étaient alors proposées aux jeunes filles, dont celle de M. Clias en 1843, intitulée « Callisthénie ou la somascénie naturelle appropriée à l’éducation physique des jeunes filles », qui préconise des exercices avec des instruments tels que la canne, le cerceau et la corde à sauter. Suivirent ensuite les méthodes de François Delsarte (1811-1871) qui introduit la notion de musique, d’Emile-Jacques Dalcroze (1865-1950), d’Isadora Duncan (1878-1927) qui donne une nouvelle direction à la danse via la gymnastique, ou encore d’Irène Popard (1894-1950).
En 1912, cette gymnastique avec engins, réalisée par un un ensemble de gymnastes, apparaît lors des Jeux Olympiques de Stockholm : il s’agit en fait d’une simple épreuve de la gymnastique féminine. Les engins utilisés étaient alors très divers et non définis : la France avait proposé en 1948 une composition avec des foulards, tandis qu’on retrouve lors des Jeux Olympiques de 1952 une épreuve aux cerceaux et de ceux de 1954 des ballons, avant sa suppression pour les J.O. de Melbourne deux ans plus tard. On a même aperçu lors de précédentes éditions des cordes surmontées de fleurs !
Ce n’est qu’en 1960 que cette activité est reconnue comme discipline à part entière. Elle prend alors le nom de Gymnastique Moderne. La Fédération Internationale de Gymnastique l’intègre en 1961 à son programme et en 1963, les 1ers Championnats du Monde sont organisés à Budapest. Dix nations européennes y prennent part, dont une qui paraît déjà bien rodée : l’Union Soviétique, qui organise en effet des championnats depuis 1942 !
La compétition, uniquement à destination des individuelles qui doivent présenter un exercice à mains libres et un enchaînement avec un cerceau ou un ballon, se termine ainsi par la victoire d’une Soviétique, Ludmilla Savinkova.
Très vite, des règles se mettent en place : on décide de la création d’imposés, des normes engins sont prises en 1967 et un code de pointage voit le jour en 1970. Les exercices réalisés par un Ensemble de six gymnastes aparaissent pour la première fois en 1967 à l’occasion des 3è Championnats du Monde.
En 1971, le programme aux mains libres disparaît
au profit du ruban et des finales par engin sont programmées. En 1975, la Gymnastique Moderne change même de nom : elle s’appellera désormais Gymnastique Rythmique et Sportive. Pour lui donner plus de souplesse, on abandonne alors les imposés.
Petit à petit, la discipline rencontre un certain succès. La France participe pour la 1è fois à des Championnats du Monde à l’occasion de l’édition de 1973. Elle s’y classe 11è. Mais elle n’est pas la seule : de plus en plus de nations participent aux rendez-vous internationaux tant et si bien qu’un Championnat d’Europe est organisé en 1978 à Madrid, une Coupe du Monde créée en 1983. La discipline devient même olympique en 1984, lors des Jeux Olympiques de Los Angeles. C’est une Canadienne qui devient la première Championne Olympique de Gymnastique Rythmique. Les Ensembles, dont le nombre de gymnastes a été ramené à 5 au lieu de 6 en 1995, devront patienter quant à eux jusqu’en 1996.
Depuis, la discipline a conquis son public. Devenue Gymnastique Rythmique en 2002, elle compte aujourd’hui en France plus de 23 000 pratiquants !
SOURCE : site internet ffgym
Le code de pointage international définit la composition d’un jury à chaque engin comme suit :
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