Histoire de la GR

Publié le par ADLV

Si certains évoquent l’époque de l’Egypte ancienne pour parler des débuts de la Gymnastique Rythmique, les  premières traces de pratique remontent, pour l’ère moderne, au XIXè siècle. Différentes méthodes de gymnastique étaient alors proposées aux jeunes filles, dont celle de M. Clias en 1843, intitulée « Callisthénie ou la somascénie naturelle appropriée à l’éducation physique des jeunes filles », qui préconise des exercices avec des instruments tels que la canne, le cerceau et la corde à sauter. Suivirent ensuite les méthodes de François Delsarte (1811-1871) qui introduit la notion de musique, d’Emile-Jacques Dalcroze (1865-1950), d’Isadora Duncan (1878-1927) qui donne une nouvelle direction à la danse via la gymnastique, ou encore d’Irène Popard (1894-1950).

En 1912, cette gymnastique avec engins, réalisée par un un ensemble de gymnastes, apparaît lors des Jeux Olympiques de Stockholm : il s’agit en fait d’une simple épreuve de la gymnastique féminine. Les engins utilisés étaient alors très divers et non définis : la France avait proposé en 1948 une composition avec des foulards, tandis qu’on retrouve lors des Jeux Olympiques de 1952 une épreuve aux cerceaux et de ceux de 1954 des ballons, avant sa suppression pour les J.O. de Melbourne deux ans plus tard. On a même aperçu lors de précédentes éditions des cordes surmontées de fleurs !

Ce n’est qu’en 1960 que cette activité est reconnue comme discipline à part entière. Elle prend alors le nom de Gymnastique Moderne. La Fédération Internationale de Gymnastique l’intègre en 1961 à son programme et en 1963, les 1ers Championnats du Monde sont organisés à Budapest. Dix nations européennes y prennent part, dont une qui paraît déjà bien rodée : l’Union Soviétique, qui organise en effet des championnats depuis 1942 !

La compétition, uniquement à destination des individuelles qui doivent présenter un exercice à mains libres et un enchaînement avec un cerceau ou un ballon, se termine ainsi par la victoire d’une Soviétique, Ludmilla Savinkova.

Très vite, des règles se mettent en place : on décide de la création d’imposés, des normes engins sont prises en 1967 et un code de pointage voit le jour en 1970. Les exercices réalisés par un Ensemble de six gymnastes aparaissent pour la première fois en 1967 à l’occasion des 3è Championnats du Monde.

En 1971, le programme aux mains libres disparaît

au profit du ruban et des finales par engin sont programmées. En 1975, la Gymnastique Moderne change même de nom : elle s’appellera désormais Gymnastique Rythmique et Sportive. Pour lui donner plus de souplesse, on abandonne alors les imposés.

Petit à petit, la discipline rencontre un certain succès. La France participe pour la 1è fois à des Championnats du Monde à l’occasion de l’édition de 1973. Elle s’y classe 11è. Mais elle n’est pas la seule : de plus en plus de nations participent aux rendez-vous internationaux tant et si bien qu’un Championnat d’Europe est organisé en 1978 à Madrid, une Coupe du Monde créée en 1983. La discipline devient même olympique en 1984, lors des Jeux Olympiques de Los Angeles. C’est une Canadienne qui devient la première Championne Olympique de Gymnastique Rythmique. Les Ensembles, dont le nombre de gymnastes a été ramené à 5 au lieu de 6 en 1995, devront patienter quant à eux jusqu’en 1996.

Depuis, la discipline a conquis son public. Devenue Gymnastique Rythmique en 2002, elle compte aujourd’hui en France plus de 23 000 pratiquants !

SOURCE : site internet ffgym

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